Témoignage de masseur-se

Résul­tat du con­cours des anec­dotes et témoignages (qui a pris fin le 13 févri­er), à l’oc­ca­sion de l’année spé­ciale 2026 célébrant 20 ans d’ac­tiv­ité de for­ma­tion !

Chaque par­tic­i­pant a reçu un cadeau avec la tortue ! ( Sacs , mugs, sty­los, etc)


Voici l’ar­ti­cle gag­nant que nous avons à cœur de vous partager :


Témoignage de Pauline Boudou (bra­vo à toi pour cette belle plume) :

Chercher le bon, le juste, l’agréable pour l’autre, faire du bien aux corps, ouvre par­fois sans le vouloir un chemin intérieur. Le Tuina m’y a con­duite avec sim­plic­ité : revenir au corps, à la pos­ture, à l’espace juste, sans s’y attarder lour­de­ment, mais en l’habitant mieux.
Peu à peu, une écoute s’est affinée. Celle de l’autre, bien sûr, et celle de ce corps dis­cret qui indique la voie. Une voie pas tou­jours con­fort­able, pas tou­jours atten­due, mar­quée par son his­toire, ses élans, ses résis­tances. Le corps a son rythme pro­pre. Le Tuina invite à le respecter, à s’y accorder, loin de la pré­cip­i­ta­tion du monde. Dans la pra­tique comme dans la récep­tion, il per­met un ajuste­ment sincère, sim­ple, pro­fondé­ment intè­gre.
Et puis il y a le touch­er. Ce touch­er-là. Répara­teur. Vivant. Un touch­er qui détend sans affaib­lir, qui sou­tient sans envahir, qui réveille une force tran­quille. Dans un monde où le con­tact est sou­vent chargé de vio­lence, de dom­i­na­tion, de peur — coups, agres­sions, vio­ls — le touch­er du Tuina se tient à l’exact opposé. Il est une con­tre-puis­sance. Une réponse douce et ferme à ce qui abîme. Une main qui rétablit là où d’autres ont détru­it.
Ce touch­er porte une puis­sance de vie. Il restau­re la con­fi­ance, réc­on­cilie avec le corps, rap­pelle qu’un con­tact peut être juste, respectueux, pro­fondé­ment nour­ris­sant. Presque comme un super-héros silen­cieux : sans bruit, sans éclat, mais capa­ble de répar­er là où le mal s’est inscrit.
Le Tuina est une dis­ci­pline pré­cieuse, aus­si riche à recevoir qu’à don­ner. Une pra­tique qui relie, qui soigne, qui trans­met. La grat­i­tude va naturelle­ment vers celles et ceux qui ont ren­du cette trans­mis­sion pos­si­ble, vers mon maître, et vers toute la lignée de mains qui, de généra­tion en généra­tion, ont gardé vivant ce geste au ser­vice de la vie.

Bien­tôt d’autres chal­lenges et événe­ments, abon­nez vous à la newsletter 😉